Terralim s’ancre dans l’action concrète de terrain

Saisir des opportunités représente pour les acteurs locaux une stimulation pour avancer. Pourtant, sans une boussole éthique, les projets ne peuvent produire des effets durables et partagés. Terralim déploie ses activités dans une recherche d’équilibre entre le bien-être humain d’aujourd’hui et les perspectives écologique de long terme. L’expérience internationale ouvre des perspectives pour inscrire l’alimentation et le développement local dans une perspective soutenable. L’approche holistique de l’alimentation mise en œuvre au Japon inspire des initiatives chez nous, dont les AMAP, lointains descendants du teikei. Le sumak kawsay (bien vivre) des peuples andins fonde des stratégies locales et nationales. Tous les pays, tous les territoires recèlent des richesses qui peuvent se partager. En matière de projets, le but est souvent dans le chemin. La démarche projet, aujourd’hui souveraine, présente des limites et inconvénients. Des orientations retenues à la va-vite pour respecter les délais, pour plaire aux financeurs, ou imposées sans contribution de tous les intéressés, créent à la fois des frustrations et des échecs. Prendre le temps d’entendre des opinions divergentes, de les comprendre et de les intégrer est un principe d’action intangible de Terralim. Une forte imprégnation de la recherche en sciences sociales, dont l’économie, permet à Terralim de mener des démarches rigoureuses, fondées sur l’observation et la démonstration. Contourner les effets de mode et les affirmations gratuites ne doit pour autant pas déboucher sur une « sécheresse scientiste », coupée de la vie réelle.